Lundi 18 septembre 2006
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Nous sommes depuis deux jours dans le Canyon de Chelly dont la particularité est que, contrairement à tous ceux que nous avons découverts, il est habité par les Indiens Navajo. Ce parc national dispose d’un statut un peu particulier, il est inscrit à « l’inventaire » des parcs nationaux américains, mais est entièrement géré par les Indiens Navajo. Ainsi, les membres de la police et les rangers du parc sont tous des Indiens Navajo. L’accès du parc est gratuit, en revanche la descente dans le canyon est strictement interdite pour les visiteurs à moins d’être accompagné par un Indien Navajo. Cette règle dont nous trouvons hélas qu’elle est « méchamment » orientée sur l’argent –le prix d’une ballade avec un Indien est de 130 dollars par personne (nous ne l’avons pas faite) – est justifiée par la recherche de préservation des lieux et notamment des très belles fresques dessinées par Dibe Yazhi, un Indien Navajo, en 1800. Ce qui est intéressant à savoir, c’est que ces fresques sont à des altitudes qu’aucun de nous ne peut atteindre, à moins de se transformer d’un coup de baguette magique en cabri !!! Les ruines du passé, et notamment celles des hogans (maisons circulaires faites de bois et de terre) et des villages indiens, sont parfaitement encerclées par des barbelés que rien ni personne ne pourrait enjamber. C’est notre seul coût de gueule à l’Amérique que nous adorons ! Tout est parfaitement organisé : la machine à pognon fonctionne à merveille, nos chemins sont strictement balisés, nous ne pouvons marcher sur les bas-côtés des trails bétonnés (chemins de randonnée), les aires de pique-nique sont aussi organisées qu’EuroDisney, et notre liberté de circulation est réduite à néant quand il s’agit de découvrir la beauté des natures qu’offre ce beau pays. Ce coup de gueule passé, ce canyon est de toute beauté car à ses couleurs rougeâtres se rajoutent celles d’une végétation luxuriante dans la vallée. Ce qui est étonnant, c’est que ce canyon est en fait une immense faille comme coupée au couteau, au milieu d’une plaine parfaitement plate, et tout ceci à 2094 m d’altitude pour son point le plus haut. Ce paysage donne une vision vertigineuse pour qui ne s’attend pas à une telle crevasse !
Et puis, il y a aussi la vision du lieu où 115 Indiens Navajos dont des femmes et des enfants furent massacrés en 1805 par l’expédition militaire espagnole conduite par Antonio Narbona. Ces hommes et ces femmes s’étaient réfugiés à flan de montagne dans une saillie pour fuir ce commando meurtrier, qui malheureusement était équipé d’armes plus fatales…
Demain, c’est notre dernière étape américaine, Grand Canyon, avant un bref passage à nouveau sur Las Vegas pour prendre notre vol vers Mexico. Nous nous sentons quelque peu bizarre à l’idée de quitter ce magnifique pays !!!
Nous fêterons très prochainement (dans 8 jours) nos trois mois de vadrouille, soit un quart de notre premier voyage, gloupssss !!!!!
Bisouxxxx à nos Français préférés.
Par Au revoir et à bientôt
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Vendredi 15 septembre 2006
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Nous avions imaginé à tort que nous pourrions approcher de près les Indiens Navajo et Hopi ! Hélas, la réalité est bien moins séduisante et nous sommes surprises de ne pouvoir échanger davantage avec eux. Nous vivons sur leur terre depuis plusieurs jours et avons même décidé d’y rester un peu plus ! Mais hélas, les Indiens Navajo (prononcer Navaho ou Navarro comme Lalie, Marc, Jérémy et Élisa, nos amours de Tanneron ! ) sont peu accessibles ! De plus, nous sommes victimes des images que nous ont infligé nos vieux films de Cow-boys et d’Indiens, et notre regard (et celui de bien d’autres) respire sûrement un sentiment dont les Indiens ne veulent pas. D’ailleurs, les Navajo ne veulent aucun regard, leurs yeux ne croisent jamais ceux des autres. Ils sont distants et ne lient pas de relation avec les « blancs ». Ils trimbalent dans leur valise à histoire tant de rancoeurs que les contacts sont quasiment inexistants. Ils travaillent pour les « blancs » et sont aussi victimes des misères de nos sociétés à commencer par l’alcool qui, en théorie, n’entre pas dans les réserves mais que malheureusement certains savent se procurer à l’extérieur. Au commencement de l’occupation de leur territoire, les enfants étaient punis à l’école quand ils s’exprimaient dans leur langue. Alors, ils mettent leurs langues dans leur poche et nous laissent avec nos rêves de contacts. Seule Vere Chee nous aura permis brièvement d’approcher leur culture. Nous avons échangé nos email et espérons que nous aurons de ses nouvelles dans le futur.Snif, snif…Bisouxxxxx à nos Français préférés.
Par Au revoir et à bientôt
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Jeudi 14 septembre 2006
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Et oui, voilà bien longtemps que nous n’avons pu « télécharger » des photos sur notre site. Trois raisons à cela ! la première est que nous venons de traverser une zone de turbulence désertique dans laquelle l’Internet haut débit a du mal à arriver. La seconde est que nous étions captivées par la découverte de nos vrais coups de cœur américains (Antelope Canyon par exemple). Et la troisième est que nous vous avions trop bien habitués et que nous vous mettons à l’épreuve pour nos prochains pays où l’Internet sera peut-être difficile d’accès. Nous sommes aujourd’hui dans un cyber café et prenons l’après-midi pour vous préparer de pures saveurs des yeux. Alors, maintenant à vous de cliquer et régalez-vous autant que nous le faisons. Désolées pour le son de la flûte de notre Indienne Navajo qui restera manquant à votre tableau ! Bisouxxxxx à nos Français préférés
Par Au revoir et à bientôt
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Mardi 12 septembre 2006
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18:20
Quand la beauté du Monde s’abat sur nos mirettes, on voudrait que le spectacle ne s’arrête jamais. Nous sommes depuis hier soir au Lac Powell, un endroit d’une pure beauté. Se rajoute à ce charme des couchers de soleil d’un rouge flamme et des levers à couper le souffle. Alors que nous rentrions à notre chambre hier soir, nous avons eu le bonheur d’assister au Sunset (soleil couchant) dont les couleurs arrosaient les contours du lac. À la vue de notre regard passionné, un homme vint à nous pour nous recommander de nous lever tôt ce matin pour « rencontrer » Sunrise (le soleil levant). Nous avons donc mis notre réveil à 6H00 du matin pour assister au lever de rideau de ce bel astre ! Que du bonheur ! Puis, alors que pensions nous recoucher, un élan d’énergie vient à nous pour nous guider le plus tôt possible vers une autre beauté, Antelope Canyon. La particularité de ce canyon est son extrême dangerosité due à sa matière, à sa profondeur et à sa petite largeur (2 mètres). Ce canyon de sable est impraticable par temps de pluie et les orages de début d’après-midi rendent ce lieu très dangereux voire mortel. La légende dit que seuls les Indiens Navajo connaissent l’endroit et que l’entrée dans ce temple de la beauté est strictement interdite sans guide. Que cette légende soit vraie ou fausse, nous avions réellement envie de connaître ce lieu au travers des yeux d’un Indien Navajo. Alors, après quelques lectures, nous avons repéré hier soir l’élu de notre cœur pour découvrir Antelope Canyon. Un copieux petit-déjeuner avalé et nous voilà sur la route de notre sioux d’aujourd’hui. Par chance, il prévoyait un départ à 10H30 et il était 8H00 ! Nous avons donc chiné dans la petite ville de Page, fait quelques courses et étions très largement en avance devant la jeep de notre Indien. En fait, ce fut une Indienne Navajo qui nous fit découvrir cette beauté et sa sensibilité féminine au lieu rajoutait beaucoup d’émotion à ce spectacle. L’entrée dans le canyon est déjà une pure merveille, mais quand une Indienne Navajo prend sa flûte pour faire monter le son dans cette immensité, c’est quelques larmes de bonheur qui nous envahissent. Deux heures et demie ont été nécessaires pour parcourir ce tout petit endroit, long de 200 mètres; parce que notre Indienne Navajo nous a fait découvrir tout ce que notre œil ne voyait pas. De plus elle n’hésite jamais à se saisir de nos appareils photos pour capturer la lumière dans cette obscurité. Ce canyon offre toutes les couleurs allant d’une chevelure rousse aux vagues de l’Atlantique par temps couvert en passant par le jaune des champs de blé. Il est fortement improbable que nous oubliions ce lieu et le nom de notre guide Vere Chee ! Nous parcourons les États-Unis depuis deux mois et demi et notre plaisir va crescendo !!! On est tombées sous le charme de l’Ouest Américain, de ses paysages, de ses habitants et maintenant de ses Indiens Navajo !!!
Quand rentrerons-nous de ces belles escapades ???
Bisouxxxx à nos Français préférés
Par Au revoir et à bientôt
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Lundi 11 septembre 2006
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03:29
Ce matin, nous avons quitté Tropic en empruntant sur les recommandations de Mike, notre hôte et grâce aussi à notre 4X4, une piste longue de 40 miles. Celle-ci traverse le Désert d’Escalante nous offrant une succession de canyons, de collines et de désert de sable. Les couleurs varient selon les vallées : rouge, ocre, jaune, sable, gris-vert… Les paysages changent selon que nous gravissions une colline, que nous soyions au fond d’un canyon ou que nous traversions une plaine. Autant dire que les appareils photo ont crépité (à vous de cliquer !!!). Arrivées sur la Highway 89 (goudronnée cette fois et rectiligne), nous plongeons littéralement sur le Lake Powell encerclé de stalacmites. C’en est trop ; nos yeux sont fatigués d’autant de beauté et d’immensité. Après ce que nous venons de voir ces derniers jours, que nous réservent les prochains ? Rendez-vous sur vos écrans !!!
Bisouxxxxx à nos Français préférés
Par Au revoir et à bientôt
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